La teigne est une infection de la peau et des poils provoquée par des champignons dermatophytes. Elle peut passer entre animaux et humains, mais une plaque sans poils ne suffit pas à la reconnaître : parasites, allergie, infection ou toilettage excessif peuvent produire un aspect proche. Faites confirmer le diagnostic avant d’entreprendre traitement et désinfection.
Quels signes peuvent faire penser à la teigne ?
Les lésions sont variables : zones de poils cassés ou clairsemés, squames, croûtes, rougeur et parfois démangeaisons. Elles peuvent toucher la tête, les oreilles, les pattes ou d’autres régions. Certains chats, notamment à poil long, peuvent porter le champignon avec peu de lésions visibles. L’absence de cercle parfait n’exclut donc rien, et une lampe ou une photo ne suffit pas à conclure. Si la perte reste diffuse et suit les saisons, le guide sur la mue et la perte de poils aide à distinguer une chute saisonnière d’une anomalie du pelage, sans écarter l’examen de lésions cutanées.
Réduire les contacts en attendant le rendez-vous
Lavez-vous les mains après avoir touché le chat, empêchez le partage des brosses, couchages et caisses, et limitez temporairement l’accès aux pièces difficiles à nettoyer. Évitez toutefois d’isoler brutalement un chat malade dans un lieu inadapté. Si une personne du foyer présente une lésion cutanée suspecte, elle doit consulter son médecin en signalant le contact avec l’animal. La fiche du ministère de l’Agriculture confirme la transmission par contact avec un animal ou du matériel contaminé (fiche zoonose sur la teigne).
Le diagnostic précède le traitement
Le vétérinaire examine le pelage et peut associer plusieurs méthodes : lampe de Wood pour certaines souches, observation de poils, culture fongique ou test moléculaire. Un résultat s’interprète avec les lésions et le contexte. ESCCAP rappelle que les spores peuvent persister dans l’environnement et que certains animaux restent porteurs sans signe apparent (recommandations sur les dermatophytes).
Traiter l’animal et l’environnement ensemble
Le protocole dépend de l’étendue, du nombre d’animaux, du type de pelage et des résultats. Il peut associer un traitement appliqué sur le pelage et un médicament par voie générale, uniquement sur prescription. Respectez la durée et les contrôles indiqués même si les poils repoussent : l’amélioration visuelle ne prouve pas à elle seule la disparition du champignon.
Pour le logement, commencez par retirer mécaniquement poils et poussières : aspiration soigneuse des sols, plinthes, tissus et zones de couchage, puis élimination du sac ou nettoyage du réservoir. Lavez le linge compatible à la température conseillée et utilisez seulement le désinfectant, la dilution et le temps de contact validés par le vétérinaire. Ne mélangez jamais des produits ménagers.
Organiser le foyer sans contamination croisée
- Attribuez brosse, serviette et couchage au chat concerné.
- Nettoyez du moins contaminé vers le plus contaminé et changez de vêtement si nécessaire.
- Faites examiner les autres animaux selon les conseils du vétérinaire, même s’ils n’ont pas de plaque visible.
- Protégez particulièrement jeunes enfants et personnes immunodéprimées en demandant un conseil médical adapté.
- Notez les traitements et les dates de nettoyage pour suivre le protocole sans doublon.
Ce qu’il vaut mieux éviter
Ne rasez pas tout le pelage et n’appliquez pas de shampoing antifongique « préventif » sans indication. Une tonte peut disperser des poils contaminés ou irriter la peau. Les huiles essentielles, le vinaigre et les mélanges maison n’ont pas leur place dans un protocole vétérinaire et peuvent exposer le chat à une toxicité ou retarder le traitement utile.
Quand recontacter le vétérinaire
Signalez une extension des lésions, une perte d’appétit, un abattement, une irritation après un produit ou une difficulté à administrer le traitement. Demandez aussi comment confirmer la guérison : selon le cas, l’aspect de la peau, la repousse et un contrôle de laboratoire peuvent être combinés. N’arrêtez pas sur la seule disparition des plaques.
Sources et limites
Les informations de transmission et de contrôle reposent sur le ministère de l’Agriculture et ESCCAP, consultés le 11 septembre 2026. Le choix des tests, produits, dilutions et durées dépend du diagnostic et du foyer ; ils ne peuvent pas être prescrits dans un guide général.









