L’Asian est un chat britannique apparenté au Burmese anglais ; son nom ne décrit pas une origine asiatique. En France, le LOOF reconnaît l’Asian Shorthair et l’Asian Longhair dans un ensemble de sélection commun avec le Burmese anglais et le Burmilla. Comprendre cette nomenclature est essentiel avant une adoption, car « Asian », « Burmilla », « Tiffany » et « Bombay » ne sont pas des synonymes libres.
Une famille de robes issue du Burmese anglais
L’histoire moderne commence au Royaume-Uni au début des années 1980, après une portée issue d’un Persan chinchilla et d’une Burmese anglaise. Le programme destiné à fixer le silver a donné le Burmilla, puis d’autres couleurs et motifs ont été organisés dans le groupe Asian. Le LOOF réunit aujourd’hui Asian et Burmilla dans une même fiche et autorise plusieurs mariages au sein de ce groupe.
Dans la nomenclature française, l’Asian Shorthair correspond à un chat de morphologie Burmese anglaise dont la robe est entièrement colorée ou porte des motifs qui ne définissent pas le Burmese anglais uni sépia. Le Burmilla désigne les robes tipped silver ou golden prévues par le standard. L’Asian Longhair, à poil mi-long, est aussi appelé Tiffany. Le Bombay reconnu séparément en France appartient à une autre sélection, issue du Burmese américain : un Asian noir ne doit donc pas être renommé Bombay sur sa seule couleur.
Tiffanie, Asian Longhair et Chantilly-Tiffany : distinguer les noms
Le standard du LOOF définit l’Asian Longhair comme la version à poil mi-long de l’Asian Shorthair, du Burmese anglais et du Burmilla, et précise qu’il est également appelé Tiffany. Sa robe fine et soyeuse comporte peu de sous-poil ; elle s’allonge à la collerette, aux culottes, sous le ventre et sur la queue. En France, c’est le nom inscrit sur le pedigree et l’appartenance au groupe Asian qui permettent d’identifier précisément le chat.
Il est à ne pas confondre avec le Chantilly-Tiffany, nom employé pour une lignée nord-américaine distincte, historiquement associée à des chats chocolat à poil mi-long. Une annonce qui parle seulement de « Tiffany » reste donc ambiguë. Avant de réserver, demandez le pedigree, l’organisme d’enregistrement, les parents et la dénomination exacte : une couleur chocolat ou un poil soyeux ne suffit pas à rattacher un chat au groupe Asian.
Reconnaître le type Asian sans réduire la race à sa couleur
Le standard LOOF commun à l’Asian, au Burmese anglais et au Burmilla décrit un chat de format semi-foreign, de taille moyenne, ferme et musclé, souvent plus lourd qu’il ne paraît. La tête forme un triangle court aux pommettes larges, avec un museau légèrement arrondi. Les yeux sont grands et espacés ; leurs nuances vont du jaune au vert chez l’Asian Shorthair selon la robe.
Chez l’Asian Shorthair, la fourrure est courte, fine, brillante et couchée sur le corps, avec très peu de sous-poil. L’Asian Longhair possède une fourrure mi-longue, soyeuse, plus développée à la collerette, aux culottes, sous le ventre et sur la queue. Solide, tabby, silver ou smoke : la robe précise la variété, mais elle ne remplace ni le type morphologique ni la filiation. Un chat qui ressemble à un Asian reste un chat d’apparence sans pedigree correspondant.
Un quotidien qui demande de la présence et du jeu
Les fiches de race décrivent souvent l’Asian comme proche de l’humain, curieux et joueur. Ce sont des tendances de sélection, pas un contrat de comportement. Un adulte réservé, un chaton très actif ou un individu qui supporte mal les manipulations peuvent tous exister. Demandez à voir comment le chat réagit dans son environnement habituel et comment les chatons ont été familiarisés aux bruits, aux personnes et aux soins.
Ce profil convient mieux à un foyer prêt à proposer des interactions quotidiennes qu’à une personne recherchant un animal toujours discret. Un arbre à chat stable, des points d’observation, des cachettes, des griffoirs et plusieurs types de jeux permettent au chat de choisir entre activité et repos. Alternez poursuite, exploration et recherche alimentaire ; terminez les jeux de chasse par une capture pour éviter la frustration.
La vie en appartement est possible si l’espace est exploitable en hauteur et si le chat peut s’isoler. Avec des enfants, apprenez à respecter les signaux d’évitement et à laisser le chat venir. Pour une cohabitation féline, faites des présentations progressives et répartissez les ressources. L’étiquette « sociable » ne dispense jamais d’une transition lente.
Toilettage et surveillance au fil des semaines
L’Asian Shorthair réclame surtout un passage doux de la main ou d’une brosse souple pour retirer les poils morts. La version Longhair demande un peignage plus attentif sur les zones de frottement. Le but n’est pas de lustrer le poil à tout prix : arrêtez si la peau rougit ou si le chat montre de l’inconfort. Les bains ne sont pas une routine nécessaire chez un chat sain sauf indication particulière.
Contrôlez régulièrement les oreilles, les yeux, les griffes, la peau et la bouche. Une mauvaise haleine persistante, une douleur à la mastication, une baisse d’appétit, une faiblesse, une démarche inhabituelle ou une modification nette du comportement nécessitent une consultation. L’alimentation doit rester complète et adaptée à l’âge, à l’activité et à l’état corporel ; pesez le chat périodiquement plutôt que de vous fier à sa silhouette satinée.
Santé et reproduction : replacer les tests dans la lignée
L’Asian partage une base de sélection avec le Burmese anglais. Cela justifie de questionner la santé de la lignée, sans attribuer automatiquement à chaque individu toutes les affections décrites chez une race apparentée. Au Royaume-Uni, la politique d’enregistrement du GCCF pour le Burmese encadre le test ADN de la polymyopathie hypokaliémique dans les reproducteurs Burmese. Ce cadre britannique ne constitue pas une obligation française pour tout Asian ; il fournit un sujet concret à aborder avec l’éleveur selon l’ascendance et le programme de reproduction.
Demandez des résultats reliés à l’identité des parents, l’arbre généalogique, les examens pratiqués et les problèmes observés dans la lignée. Un résultat génétique ne remplace ni l’examen clinique du chaton ni le suivi après adoption. Vaccination, prévention antiparasitaire, santé bucco-dentaire et contrôle du poids se décident ensuite avec le vétérinaire selon le mode de vie.
Choisir un Asian avec des documents clairs
La première question à poser est simple : s’agit-il d’un Asian Shorthair, d’un Asian Longhair/Tiffany ou d’un Burmilla, et quel nom apparaîtra sur le pedigree ? Vérifiez l’identification, le certificat vétérinaire, les conditions de départ, la socialisation et les engagements écrits. Méfiez-vous des appellations décoratives, des couleurs prétendument rares et des garanties de santé ou de caractère absolues.
Prévoyez alimentation, litière, équipement, prévention et marge pour les soins imprévus. Vous pouvez examiner une mutuelle pour chat en lisant plafond annuel, franchise, carence et exclusions, notamment pour les affections antérieures ou héréditaires. La couverture dépend du contrat et de l’historique du chat. Les fiches de races de chats permettent ensuite de comparer l’Asian au Burmese anglais et au Burmilla sans effacer leurs différences de robe et de nomenclature.









